Les leçons apprises à la conférence Entreprise 2.0
Du 14 au 17 juin dernier se déroulait la conférence Entreprise 2.0 à Boston, où nombre de spécialistes du domaine ont partagés leurs idées sur le sujet.
Nigel Fenwick, du groupe Forrester, partage sur son blog les grandes lignes de la conférence et les leçons apprises. Il s’en dégage une impression de féroce compétition où les géants se battent pour obtenir les parts de marché du domaine collaboratif, domaine qui promet d’être la prochaine grande vague de technologies d’entreprise.
Il partage aussi les dix grandes leçons à retenir de la conférence. À ce niveau, pas de grandes surprises. Les grandes lignes à retenir sont donc :
- les bénéfices des outils collaboratifs sont majoritairement non-mesurables,
- le choix d’outil technologique doit découler de la stratégie, et non l’inverse,
- les outils doivent procurer une réelle valeur ajoutée et un accroissement de la vitesse des communications pour favoriser l’adoption,
- les bénéfices observés sont souvent différents des bénéfices prévus,
- l’ouverture aux partenaires d’affaires est bénéfique à la collaboration,
- la présence de champions et le support de la haute direction sont des bonnes pratiques à adopter,
- de nouveaux postes, tel que l’architecte des affaires sociales, devront être créés,
- les entreprises qui réussiront seront celles qui intègrent la collaboration à leurs processus d’affaires.
Avis d’expert
Ce qu’il convient de retenir de cette conférence, ce sont les prémisses qui sous-tendent le virage 2.0.
L’époque où l’ordinateur était autonome et indépendante des autres ordinateurs est chose du passé; il faut plutôt penser en termes de réseau où chaque usager est un nœud de ce dit réseau peu importe la plateforme utilisée (PC, portable, iPhone, iPad, Xbox, etc…). Ainsi comme le mentionnait un conférencier, si vous ne voulez pas que ce soit partagé, ne le mettez pas sur le web.
En effet il est dit que « les bits veulent être libres », ce qui signifie qu’il est extrêmement difficile de contrôler l’information partagée une fois que celle-ci est numérisée. Parlez-en à Ghyslain Raza, le fameux « Star Wars kid », qui a vu sa vidéo se répandre comme une traînée de poudre bien malgré lui. La description du vidéo supporte cette même idée : « … all cannot be taken off the internet, anything put on here stays forever. » Ce jeune trifluvien aura appris la leçon à ses dépens.
Néanmoins, il semble possible d’ouvrir son organisation au monde numérique tout en gardant l’information névralgique en sécurité. Il s’agit de « concevoir l’entreprise pour la perte de contrôle », où l’information qui traverse les frontières de l’organisation est sélectionnée avec soin. Ceci étant dit, mettre en application cette idée est plus facile à dire qu’à faire. Les réseaux sociaux internes, par exemple, permettent à l’organisation de s’assurer que les communications en lien avec le travail resteront à l’interne. Ainsi, les groupes créés sur les réseaux sociaux externes comme Facebook diffuseront de l’information publique; il sera plus naturel pour les employés de partager l’information confidentielle sur le réseau interne.
Au final, la perte de contrôle sur l’information et la porosité des frontières organisationnelles seront des problématiques au cœur des organisations du 21e siècle. Êtes-vous prêts à y faire face ?
Pour plus d’informations, contactez patrick.halde[@]atelya.com
Auteur: Patrick HALDE, ATELYA
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