La troisième révolution industrielle
Depuis la première révolution indudstrielle de 1775 en Grande-Bretagne, la société n’a cessé de changer de passer d’un système technique à l’autre, amenant ainsi de nouvelles possibilités mais également de nouveau dangers.
Suite à la naissance de l’entreprise dite moderne et de l’organisation du travail de bureau (fin du XIXe siècle), les travaux de Taylor et l’analyse scientifique du poste de travail ont permis d’augmenter la productivité des entreprises. Le travail organisé et rationnalisé permet de gagner en efficacité, mais cette fulgurante avancée a été source de spéculation et a entrainé la crise des années 1930, qui ne sera surmontée qu’après 1950.
La seconde partie du XXe siècle voit naître l’entreprise contemporaine : développée dans les années 1940 et mise à disposition des institutions dans les années 1970, l’informatique marque la troisième révolution industrielle. Cette révolution est née de la réunion de deux conditions : la disponibilité des moyens techniques (en l’occurrence, l’informatique), et le fait qu’une catastrophe se produise (la tension régnant autour de la hausse du prix du pétrole).
La première révolution industrielle était fondée sur la synergie de la mécanique et de la chimie ; au XIXe siècle, elle entraîne une transformation des sociétés au cours de laquelle les « faibles » sont dominés ; la puissance d’une société est déterminée par son degré d’industrialisation. La seconde révolution industrielle est marquée par la maîtrise de l’énergie et l’organisation du travail de bureau, et la disponibilité et la maîtrise des ressources énergétiques organisent le « classement » des entreprises. Aujourd’hui, les ressources énergétiques utilisées jusque là (gaz, et surtout pétrole) s’amenuisent ; l’entreprise doit, pour évoluer et survivre, s’appuyer sur une autre ressource : la matière grise. La compétitivité et la capacité à innover d’une entreprise sont désormais déterminées par la qualité de son système d’information.
La numérisation et l’informatisation de la société et des entreprises ont des conséquences lourdes : le monde « réel » est couvert d’une « doublure informationnelle ». Alors que désormais tout (ou presque) passe par l’informatique – réseaux financiers, gouvernements, systèmes de défenses – la guerre devient cybernétique et ces réseaux sont une cible de choix pour qui souhaite mettre à mal l’économie et la puissance d’un pays. Les sociétés, institutions et entreprises sont encore en train de chercher comment tirer le meilleur parti de cette nouvelle révolution industrielle, tout en essayant de maîtriser les risques qui l’accompagnent.
VOIRIN Consultants / Conseils ATELYA accompagne et conseille les entreprises dans l’utilisation des systèmes d’information ; Frédéric Créplet, directeur général, a contribué à la rédaction du rapport de l’Institut Montaigne (« Le défi numérique, comment renforcer la compétitivité de la France ») qui pointe les évolutions numériques nécessaires à la France pour faire évoluer sa compétitivité, assurer sa position à l’échelle internationale et garantir une gouvernance maîtrisée d’Internet.
Lire l’article de Michel Volle
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