Web 1.0 - Web 4.0 : les impacts stratégiques de cette évolution
Le web, peu importe sa codification, est désormais à la portée de tous. Jumelé aux progrès informatiques et aux besoins croissants des utilisateurs, il résulte de cet accès une évolution rapide et constante de cette technologie. Bien que ces termes soient virtuels, les impacts corporatifs de cette évolution sont bien réels.
Concrètement, cette évolution confronte les entreprises à deux défis. Premier défi, elles doivent comprendre cette évolution et tenter de définir les phases subséquentes. Deuxième défi : elles doivent demeurer proactives, flexibles et efficientes, afin de survivre et être performantes dans leurs environnements turbulents. En d'autres termes, les entreprises doivent adapter leurs stratégies web, internes et externes, afin de générer une valeur d'usage optimale et de minimiser les risques liés à ces pratiques virtuelles.
Nous vous présentons ici quelques pistes pour relever ce premier défi. En ce qui a trait au deuxième défi, cette stratégie ne peut être appliquée de manière générique. Elle doit être adaptée aux différents environnements de l'entreprise et alignée à la stratégie d'affaires globale. N'hésitez pas à nous contacter à info[@]voirin-consultants.com pour plus d'informations à ce sujet.
Web 1.0: Le web statique
Internet est avant tout un vecteur de communications unidirectionnelles (de l'entreprise au consommateur ou à l'employé). L'entreprise communique ses messages et positionne son offre de services à l'aide de textes et d'hyperliens. Quelques acteurs innovants possèdent leurs propres portails corporatifs. La stratégie web est limitée, et se résume à l'exploitation du nouveau canal de ventes (commerces électroniques) ou de communication.
Web 2.0: Le web dynamique
L'émergence du web 2.0 est attribuable aux internautes. En effet, ces derniers désirent communiquer, partager et construire leurs réseaux. Internet se transforme en espace ouvert et collaboratif. Facebook, Twitter, YouTube deviennent des médias puissants, complémentaires aux médias dits traditionnels. Pour l'entreprise, cette émergence est synonyme de transparence (ex. : marché, prix, concurrence, etc.) et de nouveaux enjeux managériaux (ex. : diffusion externe et non contrôlée, par les employés). Elle doit également saisir les opportunités créées par cette nouvelle technologie. Ces opportunités peuvent par exemple se traduire par la promotion et la valorisation d'externalités positives (consommateurs ou employés agissant gratuitement comme ambassadeurs de la marque sur les différents réseaux sociaux).
Web 3.0: Le web intelligent
Cette phase est définie par l'intégration du web sémantique. Fondé sur les langages standards tels que XML, il incorpore également d'autres langages tels qu'OWL ou RDF permettant de créer des vocabulaires et des classifications d'objets. En d'autres termes, cette technologie transforme les informations publiées sur le web en un langage formalisé, compréhensible par l'ensemble des différents systèmes. Pour l'entreprise, cette évolution signifie une meilleure capitalisation de l'information soutenue par une intelligence d'affaires (analyse et exploitation des données) plus évoluée. L'information est, à cette phase, un avantage compétitif indéniable, que les managers ne peuvent ignorer.
Web 4.0 : Le web réel
Si l'évolution entre le web 2.0 et le web 3.0 transforme le fond, le web 4.0 transformera radicalement la forme de cette technologie. En effet, plusieurs experts prédisent l'optimisation des connexions sans fil et une intégration de ces connexions aux objets composant notre environnement. Bref, une mise en commun des ressources est à prévoir d'ici peu (ex. : émergence de la réalité augmentée). L'utilisateur bénéficiera d'une information adaptée à ses besoins, et ce, en temps réel (peu importe le support utilisé). Pour l'entreprise, cette phase signifie la synchronisation et l'intégration de ses offres réelles et virtuelles. Elle signifie également la création d'alliances sporadiques, visant à saisir une opportunité d'affaires, à l'aide d'un partage et d'une capitalisation des données de chacune des parties impliquées.
Auteur : Kim DIAMOND, ATELYA
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